Accident vasculaire cérébral et troubles neuropsychologiques

La personne adulte peut présenter des difficultés neuropsychologiques pour plusieurs raisons : un accident vasculaire cérébral, un traumatisme crânien, une maladie neurodégénérative, un trouble spécifique des apprentissages présent depuis l’enfance (dyslexie, dyspraxie, trouble de l’attention, …) ou des difficultés d’attention-concentration d’étiologies diverses (dépression, troubles anxieux, troubles bipolaires, etc.).

 

Dans le cas de l’AVC, les séquelles dépendent de plusieurs facteurs, tels que l’endroit dans le cerveau où l’accident s’est produit, la taille de la zone atteinte, l’âge du patient, la prise en charge précoce, etc.

 

Les séquelles neuropsychologiques les plus fréquentes sont les suivantes :

  • problèmes de mémoire : une amnésie rétrograde, portant sur les faits anciens, datant d’avant l’accident ou une amnésie antérograde, portant sur les faits nouveaux, survenus après l’accident (la personne éprouve des difficultés à apprendre des nouvelles choses, pose sans cesse les mêmes questions). La gravité des difficultés est variable d’une personne à l’autre.
  • problèmes d’attention : la personne est facilement distraite, ne parvient plus à se concentrer sur une tâche ou à faire deux choses en même temps.
  • problèmes d’organisation et de flexibilité : la personne ne parvient plus à organiser ses tâches correctement ou reste centrée sur une manière de faire, sans pouvoir passer d’un type de procédure à un autre.

 

Par ailleurs, la personne ayant eu un accident vasculaire cérébral peut également présenter des troubles de l’humeur, une irritabilité, une labilité émotionnelle et une difficulté à prendre des initiatives.

La première consultation

Lors d’une première rencontre, le neuropsychologue procédera à une anamnèse détaillée visant à récolter un maximum d’informations sur le parcours de vie du patient.

 

Il procédera également à une évaluation des fonctions cognitives et neuropsychologiques afin de cerner les difficultés du patient. Pour cela, il utilisera différents tests spécialement conçus à cet effet. Ces tests sont étalonnés sur un grand nombre d’individus contrôles et validés scientifiquement.

 

Toute cette phase d’évaluation (anamnèse + tests) prend généralement deux à trois séances.

Quelles solutions?

En fonction des résultats aux tests, un plan d’intervention peut être proposé au patient, en collaboration avec sa famille et ses autres thérapeutes éventuels (médecin, logopède,…).

 

En fonction des besoins de chaque personne, de ses attentes (professionnelles notamment), de ses forces et de ses faiblesses, l’intervention portera sur la déficience elle-même (avec par exemple un entrainement de l’attention) et/ou sur la construction de moyens de compensation (par exemple l’utilisation d’un carnet ou d’un agenda pour palier les difficultés de mémoire).

La durée de la prise en charge

La durée de la prise en charge varie en fonction de plusieurs facteurs, notamment l’âge du patient, l’étendue de l’AVC, l’investissement du patient et de son entourage.

Ce texte a été rédigé par le Dr Aurélie Huyse, neuropsychologue au centre Thérapsy.

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